Comment reconnaître une crise d'angoisse ?

 

 Vous vous demandez si ce que vous avez vécu correspond à une crise d’angoisse communément appelée crise de panique. Vous en avez entendu parler mais ne savez pas vraiment de quoi il s’agit. Présente-t-elle des conséquences sur votre santé ? Voici quelques informations qui vous aideront à mieux appréhender ce phénomène.

 

La crise d’angoisse : qu’est-ce que c’est ?

     Une crise de panique peut survenir à n’importe quel moment de votre vie. Elle peut se produire une seule fois comme devenir chronique. Pour vous aider à la reconnaître, voici ses caractéristiques dans la plupart des cas : dans un climat que vous jugez d’insécurité, vos muscles se mettent à trembler, votre cœur bat la chamade, vous transpirez, vous avez les mains moites. Votre souffle s’accélère exagérément. Vous recherchez de l’air car vous craignez l’étouffement et chose étonnante, vous avez l’impression d’assister à la scène et d’être sorti(e) de votre corps sans pouvoir le contrôler. C’est le syndrome de l’hyperventilation. Vous expirez trop de gaz carbonique ce qui, sur le coup, affecte les organes comme le cœur, les poumons, le cerveau. La pression sanguine augmente. Vous avez tout bonnement la sensation d’être victime d’une crise cardiaque. Ce moment de plusieurs minutes semble durer une éternité. La situation peut être impressionnante lorsque vécue la première fois. Ce qui surprend d’autant plus dans ce genre de situation, c’est l’effet inopiné ! C’est comme si votre corps avait décidé de vous faire une mauvaise farce et même de se retourner contre vous pour tout le stress que vous lui infligez.

Quelles en sont les causes ?

Des problèmes personnels ou professionnels ? Une contrariété intériorisée ? Des pensées négatives dans la journée ? Votre tête trop pleine évacue le stress sans vous demander votre avis et votre corps prend le dessus. Il réagit à un « trop » d’émotions et à une peur intense, cette dernière n’étant pas toujours justifiée.

De quelle manière la crise se déclenche-t-elle ? Votre corps est programmé pour se défendre. Si une voiture vous fonce dessus, une poussée d’adrénaline va déclencher vos réflexes pour vous protéger physiquement et vous faire agir. Ce système est donc positif. Mais voilà, dans une société où les angoisses du quotidien se multiplient, il arrive que ces réflexes se déclenchent à des moments inopportuns parce que devenus réponses habituelles à un danger qui n’est en réalité que le fruit d’une interprétation mentale. Ah anxiété, quand tu nous tiens !

Vous n’osez pas en parler de peur que l’on vous juge ? Rassurez-vous, vous ne sombrez pas dans la folie et vous n’êtes pas un cas isolé ! Une personne sur dix en aurait déjà souffert au moins une fois.

Attention à bien faire la distinction entre une crise passagère qui n’aura pas grande conséquence et des symptômes d’alerte sur votre état de santé. En effet, ce genre d’événement peut cacher des dysfonctionnements cardiaques, des problèmes d’asthme ou d’hyperthyroïdie. En cas de doute, parlez-en à votre médecin. Néanmoins, la crise d’angoisse peut devenir chronique sans être liée à un quelconque souci de santé. Vos prédispositions mentales en sont souvent la cause ! A force d’avoir des idées noires ou des phobies, votre corps répond au message que lui transmet le cerveau. A long terme, elles peuvent engendrer d’autres conséquences : d’autres phobies, une dépression…Par exemple, une personne qui aura des crises en public tentera d’éviter la foule pour ne plus en déclencher. Elle développera une agoraphobie pour finir par ne plus sortir de chez elle. Cela peut devenir un cercle vicieux.

Comment y remédier ?

Il faut vous pencher sur votre cas personnel. Vous seul(e) connaissez la cause de ce malaise. Une fois que vous aurez compris à quoi il est dû, faites quelques exercices pour extérioriser vos craintes.

Exprimez-vous. Si vous vivez avec quelqu’un ou que vous avez la possibilité de vous confier à une personne de confiance, ouvrez-vous.

Ecrivez. Pour vous débarrasser de vos peurs, étalez-les sur le papier. Cela peut vous aider à matérialiser vos malaises.

Détendez-vous. Apprenez à réguler votre respiration, à écouter votre corps lorsqu’il déclenche la sonnette d’alarme pour le calmer et éviter la tempête. Octroyez-vous des pauses, non pas pour réfléchir, mais pour relâcher la pression. Si vous avez des hobbies, profitez-en.

Relativisez. Nos peurs sont souvent exagérées. Il nous arrive d’anticiper des situations, de les craindre et d’imaginer le pire avant même de les vivre. Et lorsque nous nous retrouvons au moment M, tout le travail de stress fait en amont porte ses fruits : crise d’angoisse garantie ! Ayez confiance en vous et tout se passera bien.

Faites du sport. Saviez-vous que votre corps est tendu ? Les tensions accumulées agissent sur votre esprit et vice-versa. Participez à des séances de détente, de réflexologie mais évacuez aussi  l’énergie qui est en vous en faisant des activités physiques! Il faut un temps pour tout. Cela aura des vertus sur votre esprit que vous rendrez plus léger.

 

M. D.

 

Voici le témoignage de S., « victime » d’une crise d’angoisse durant les vacances d’été :

         « En arrivant sur le lieu de mes vacances, j’ai commencé à avoir mal au crâne. Deux ans plus tôt, au même endroit, j’étais tombée malade et étais restée immobilisée plusieurs jours. Les allergies au pollen, aux acariens, l’humidité de la campagne et le mélange d’autres facteurs me donnaient l’impression de ne pas pouvoir contrôler leurs effets sur mes voies respiratoires.

Persuadée que le mal de tête était dû à l’environnement, j’ai commencé à craindre que la situation ne se reproduise. En nettoyant la maison, j’ai inhalé des produits chimiques et le soir venu, la chambre étant mal aérée, j’ai ressenti les mélanges d’odeurs : humidité, produits nettoyants… Le mal de tête ne passant pas, tout était là pour accueillir un drame.  

Durant la journée, j’avais eu une grosse contrariété d’un autre ordre. J’avais peur que la voiture soit immobilisée à cause d’un contrôle de la gendarmerie. Pour moi, être au milieu de nulle part ne me rassurait pas.

Ce qui devait se produire se produisit. Durant la nuit, je me réveillai puis sentis ma main trembler. Tout mon corps fut pris de tremblements. Prise de panique, je me redressai sur le lit et eus la sensation de me regarder, de l’extérieur de mon corps sans rien contrôler. Ma respiration s’était emballée et je cherchais de l’air. Il me fallut une vingtaine de minutes pour que les tremblements cessent, alors que mon ami m’avait amenée à l’extérieur, dans la nuit noire, pour me faire prendre l’air. Nous restâmes dans la voiture le temps que j’aille mieux. Je m’y calmai parce que pour moi, j’étais dans un endroit sécurisé où l’air ne me déplaisait pas et je contemplai les étoiles, que j’aurais aimé admirer  dans d’autres circonstances, je dois bien l’avouer.

Après la crise, le mal de tête avait disparu, et je passai une semaine sans aucun trouble allergique. Pour moi, l’anticipation mentale d’un problème et même d’un danger de mort a pris le dessus sur la raison. Habituellement, je souhaite toujours tout contrôler et je me demande si mon mal de tête a été dû aux allergies ou bien à une pression infligée par mon esprit et mes idées noires.

 

      Aujourd’hui, je prends du temps pour me détendre parce que je sais que mon corps a tiré une sonnette d’alarme. Lorsqu’une situation me stresse, je me persuade que tout va bien se passer parce que je suis capable de la gérer. J’essaie d’avoir davantage confiance en moi, d’écouter ma respiration quand nécessaire. Etant une grande stressée, je fais aussi du sport ce qui me permet de me vider la tête et d’oublier mes soucis lorsque la journée a été rude. »  

 

M. D.

 

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