Critique du film -Supercondriaque-

Film français de Dany Boon, 2014

 Genre : Comédie

 

  Romain Flaubert (Dany Boon) mène une vie d’angoisses depuis dix-huit ans entre hôpitaux et passages chez son médecin traitant Dimitri Zvenska (Kad Mérad). Maladie grave, direz-vous ? Non. Souffrant d’une peur chronique des microbes, il passe son temps à se désinfecter et à éviter le moindre contact avec les autres. L’hypocondrie est telle qu’elle prend des airs de « supercondrie », l’empêchant de tisser le moindre lien affectif et de profiter de la vie. Terriblement seul, à presque quarante ans, il est toujours célibataire. Dimitri ne  supporte plus de l'avoir sur le dos et souhaiterait que Romain cesse de le consulter à tout bout de champ. Il décide alors de l’aider à trouver l’âme-sœur.

Supercondriaque

Cette comédie parle à bon nombre d’entre nous et Dany Boon puise son inspiration dans des images de notre quotidien pour illustrer ce qui nous est déjà arrivé. Qui n’a pas déjà imaginé le pire au moindre bobo, surtout après avoir fait une recherche Google qui ressort la liste de toutes sortes de maladies graves ? Qui n'a jamais évité de toucher la poignée des toilettes publiques ?

Le binôme Kad Merad-Dany Boon, toujours complice, fonctionne avec des répliques qui font sourire tout au long du film. La comédie dérive de son sujet initial pour épouser un scénario farfelu.  Pensant qu’il faut sortir Romain de sa solitude et de son égocentrisme pour résoudre son problème, Dimitri l’emmène avec lui pour s’occuper de réfugiés politiques qui arrivent du Turkestan par voie maritime. C’est à cet endroit qu’Anna, la sœur de Dimitri (Alice Pol) œuvre pour venir en aide aux étrangers et que Romain tombe sous son charme.  A partir de ce moment-là, le film prend une drôle de tournure et le scénario plus déjanté, devient improbable.

Soit les spectateurs adhèrent à ce changement de décor en riant aux éclats face à des quiproquos qui nourrissent les dialogues, soit ils décrochent car cette surprise leur paraît ridicule et en décalage avec le sujet du film. En effet, l’hypocondrie mise à l’honneur au début promet des rebondissements basés sur des scènes simples du quotidien. Au lieu de cela, les recherches d’action, d’originalité et de dérision à tout prix brisent l’authenticité de départ.

Au final, la romance prend le dessus et les plus sensibles peuvent verser leur petite larme face au message qui est transmis. Si l’hypocondrie n’est pas totalement guérie, on peut en minimiser les effets. Elle est noyée par le sentiment amoureux et l’intérêt que l’on porte à ses proches plutôt qu’à soi.  En rire dédramatise les situations les moins cocasses. Enfin, il est parfois nécessaire de se confronter à sa peur pour réaliser qu’on est plus fort qu’on ne croit !

 Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez votre avis !

 M. D.

Je m'engage à retirer toute image à la demande de son propriétaire.

 

supercondriaque

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